Examens régionaux 

Les examens régionaux du bac libre en français comprennent un texte extrait de l’une des œuvres au programme, avec des questions de compréhension, des activités de langue et un sujet de production écrite.

Ils permettent aux candidats de :

  • s’entraîner dans les vraies conditions de l’examen, pour mieux gérer le temps et comprendre la forme des questions ;

  • tester leurs connaissances, et savoir leur niveau en compréhension, en langue et en production écrite ;

  • réviser la méthode de chaque partie de l’épreuve, pour répondre correctement aux consignes.

Nous mettons ces examens en version PDF à votre disposition pour les télécharger et assurer une excellente préparation.

Examen régional Casablanca - Séttat 2020 Session Normale امتحان جهة الدارالبيضاء - سطات 2020 الدورة العادية

 

– Allons, lui dit Eugène, recouchez-vous, mon bon père Goriot, je vais leur écrire. Aussitôt que Bianchon sera de retour, j’irai si elles ne viennent pas.

– Si elles ne viennent pas ? Répéta le vieillard en sanglotant. Mais je serai mort, mort dans un accès de rage, de rage ! La rage me gagne ! En ce moment, je vois ma vie entière. Je suis dupe ! Elles ne m’aiment pas, elles ne m’ont jamais aimé ! Cela est clair. Si elles ne sont pas venues, elles ne viendront pas. Plus elles auront tardé, moins elles se décideront à me faire cette joie. Je les connais. Elles n’ont jamais su rien deviner de mes chagrins, de mes douleurs, de mes besoins, elles ne devineront pas plus ma mort ; elles ne sont seulement pas dans le secret de ma tendresse. Oui, je le vois, pour elles, l’habitude de m’ouvrir les entrailles a ôté du prix à tout ce que je faisais. Elles auraient demandé à me crever les yeux, je leur aurais dit : « Crevez-les ! » Je suis trop bête. Elles croient que tous les pères sont comme le leur. Il faut toujours se faire valoir. Leurs enfants me vengeront. Mais c’est dans leur intérêt de venir ici. Prévenez-les donc qu’elles compromettent leur agonie. Elles commettent tous les crimes en un seul. Mais allez donc, dites-leur donc que, ne pas venir, c’est un parricide ! Elles en ont assez commis sans ajouter celui-là. Criez donc comme moi : « Hé, Nasie ! hé, Delphine ! Venez à votre père qui a été si bon pour vous et qui souffre ! » Rien, personne. Mourrai-je donc comme un chien ? Voilà ma récompense, l’abandon. Ce sont des infâmes, des scélérates ; je les abomine, je les maudis ; je me relèverai, la nuit, de mon cercueil pour les remaudire, car, enfin, mes amis, ai-je tort ? Elles se conduisent bien mal ! Hein ? Qu’est-ce que je dis ? Ne m’avez-vous pas averti que Delphine est là ? C’est la meilleure des deux. Vous êtes mon fils, Eugène, vous ! Aimez-la, soyez un père pour elle. L’autre est bien malheureuse. Et leurs fortunes ! Ah, mon Dieu ! J’expire, je souffre un peu trop ! Coupez-moi la tête, laissez-moi seulement le cœur.

I – Etude du Texte  (10 Pts)

  1. Recopiez et complétez le tableau suivant :
Auteur Titre Genre Siècle
  1. Pour situer le passage, répondez à la question suivante en choisissant la bonne réponse (1pt)

Peut-on situer le passage ? * Au début de l’œuvre.  *Au milieu de l’œuvre   *Vers la fin de l‘œuvre.

  1. A qui renvoie le pronom personnel « elles » dans la phrase « si elles ne viennent pas » ?
  2. Relevez dans le texte une phrase qui montre que les deux filles étaient indifférentes à leur père.
  3. Répondez par vrai ou faux dans ce passage :
Eugène est un enfant du père Goriot.
Bianchon est l’une des deux filles du père Goriot
  1. Sur qui compte le père Goriot pour se venger ?
  2. Quel est le registre dominant dans le texte ? *          *Pathétique.         *Comique.
  3. Quelle figure de style reconnaissez-vous dans la phrase suivante : « Mourrai-je donc comme un chien ? »
  1. Croyez-vous que le père Goriot est sévère envers ses deux filles ? Argumentez votre réponse.
  2. Le père Goriot a-t-il le droit de se plaindre après avoir tout donné à ses filles ?

 

II- PRODUCTION ECRITE: (10 points)

Pour certains, les parents qui ont atteint un certain âge ne doivent plus être pris en charge par leurs enfants mais doivent être placés dans des maisons de retraite.   

Partagez-vous ce point de vue ?

Développez votre réflexion en vous référant à votre expérience personnelle, à votre entourage et vos lectures.

 

 

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Examen régional Casablanca - Séttat 2021 Session Normale امتحان جهة الدارالبيضاء - سطات 2021 الدورة العادية

Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard. Si la joie d’un bal eût reflété ses teintes rosées sur ce visage pâle ; si les douceurs d’une vie élégante eussent rempli, eussent vermillonné ces joues déjà légèrement creusées ; si l’amour eût ranimé ces yeux tristes, Victorine aurait pu lutter avec les plus belles jeunes filles. Il lui manquait ce qui crée une seconde fois la femme, les chiffons et les billets doux. Son histoire eût fourni le sujet d’un livre. Son père croyait avoir des raisons pour ne pas la reconnaître, refusait de la garder près de lui, ne lui accordait que six cents francs par an, et avait dénaturé sa fortune, afin de pouvoir la transmettre en entier à son fils. Parente éloignée de la mère de Victorine, qui jadis était venue mourir de désespoir chez elle, madame Couture prenait soin de l’orpheline comme de son enfant. Malheureusement la veuve du Commissaire-Ordonnateur des armées de la République ne possédait rien au monde que son douaire et sa pension ; elle pouvait laisser un jour cette pauvre fille, sans expérience et sans ressources, à la merci du monde. La bonne femme menait Victorine à la messe tous les dimanches, à confesse tous les quinze jours, afin d’en faire à tout hasard une fille pieuse. Elle avait raison. Les sentiments religieux offraient un avenir à cet enfant désavoué, qui aimait son père, qui tous les ans s’acheminait chez lui pour y apporter le pardon de sa mère ; mais qui, tous les ans, se cognait contre la porte de la maison paternelle, inexorablement fermée. Son frère, son unique médiateur, n’était pas venu la voir une seule fois en quatre ans, et ne lui envoyait aucun secours. Elle suppliait Dieu de dessiller les yeux de son père, d’attendrir le cœur de son frère, et priait pour eux sans les accuser. Madame Couture et madame Vauquer ne trouvaient pas assez de mots dans le dictionnaire des injures pour qualifier cette conduite barbare. Quand elles maudissaient ce millionnaire infâme, Victorine faisait entendre de douces paroles, semblables au chant du ramier blessé, dont le cri de douleur exprime encore l’amour.

I- ETUDE DU TEXTE (10 points)

1. Recopiez et complétez le tableau suivant :                                            (0,25X4pt)

Titre Auteur Genre Siècle

 

2. le texte se situe :                                                (1pt)

Au début de l’œuvre.   b. Au milieu de l’œuvre.    c. Vers la fin de l’œuvre.

— Recopiez la bonne proposition.    

Casablanca/Settat 2021 Session Normale

3. A qui renvoie le pronom « elle » dans la première ligne du texte ? (1pt)

4. Qui avait pris soin de la jeune Victorine ? Et dans quelles circonstances ? (0,5X2)

5. Relevez dans le texte une expression qui montre que Victorine a reçu une éducation religieuse. (1pt)

6. Victorine a-t-elle cessé d’aimer son père et son frère ?                                                           (1pt)

7. Dégagez du texte 4 mots appartenant au champ lexical de « la religion ». (0,25×4)

8. Quelle figure de style reconnaissez-vous dans l’énoncé suivant : (1pt)

« Victorine faisait entendre de douces paroles, semblables au chant du ramier blessé »

9. Approuvez-vous le comportement du père et du frère de Victorine ? Justifiez. (1pt)

10. Dans ce texte et dans toute l’œuvre, peut-on parler d’une critique de la société française par l’auteur ? Argumentez votre réponse.                                                                                                        (1pt)                                                                      

II- PRODUCTION ECRITE : (10 points)

Victorine a été désavouée par son père et ignorée par son frère et dans toute l’œuvre, le père Goriot a été rejeté par ses filles.

Croyez-vous-en la force des liens parentaux pour tisser des relations fortes entre les membres de la famille et de la société ?

 — Dans une production écrite argumentée et avec des exemples à l’appui, développez votre réflexion en vous référant à votre expérience personnelle, à votre entourage et à vos lectures.

 

 La correction                                                                                Cliquez ICI et téléchargez l’examen en PDF 

                                 

                                                                                                                                                                       

Examen eégional Rabat - Salé - Kénitra 2022 Session Normale امتحان جهة الرباط - سلا - القنيطرة 2022 الدورة العادية

Il y avait dans la chiourme deux forçats qui ramaient fort mal, et à qui le levanti patron appliquait de temps en temps quelques coups de nerf de bœuf sur leurs épaules nues ; Candide, par un mouvement naturel, les regarda plus attentivement que les autres galériens, et s’approcha d’eux avec pitié. Quelques traits de leurs visages défigurés lui parurent avoir un peu de ressemblance avec Pangloss et avec ce malheureux jésuite, ce baron, ce frère de mademoiselle Cunégonde. Cette idée l’émut et l’attrista. Il les considéra encore plus attentivement. « En vérité, dit-il à Cacambo, si je n’avais pas vu pendre maître Pangloss, et si je n’avais pas eu le malheur de tuer le baron, je croirais que ce sont eux qui rament dans cette galère. »

Au nom du baron et de Pangloss les deux forçats poussèrent un grand cri, s’arrêtèrent sur leur banc, et laissèrent tomber leurs rames. Le levanti patron accourait sur eux, et les coups de nerf de bœuf redoublaient. « Arrêtez ! arrêtez ! seigneur, s’écria Candide ; je vous donnerai tant d’argent que vous voudrez. – Quoi ! c’est Candide ! disait l’un des forçats. – Quoi ! c’est Candide ! disait l’autre. – Est-ce un songe ? dit Candide ; veille-je ? Suis-je dans cette galère ? Est-ce là monsieur le baron, que j’ai tué ? est-ce là maître Pangloss, que j’ai vu pendre ? – C’est nous-mêmes, c’est nous-mêmes, répondaient-ils. – Quoi ! c’est là ce grand philosophe ? disait Martin. – Eh ! monsieur le levanti patron, dit Candide, combien voulez-vous d’argent pour la rançon de M. de Thunder-ten-tronckh, un des premiers barons de l’empire, et de monsieur Pangloss, le plus profond métaphysicien d’Allemagne ? – Chien de chrétien, répondit le levanti patron, puisque ces deux chiens de forçats chrétiens sont des barons et des métaphysiciens, ce qui est sans doute une grande dignité dans leur pays, tu m’en donneras cinquante mille sequins. – Vous les aurez, monsieur ; remmenez-moi comme un éclair à Constantinople, et vous serez payé sur-le-champ. Mais non, menez-moi chez mademoiselle Cunégonde. » Le levanti patron, sur la première offre de Candide, avait déjà tourné la proue vers la ville, et il faisait ramer plus vite qu’un oiseau ne fend les airs.

I – ETUDE DE TEXTE

  1. Complétez le tableau suivant : (1pt)
Titre de l’œuvre Auteur de l’œuvre Genre littéraire   Siècle
  1. Situez le passage par rapport à l’œuvre d’où il est extrait. (1pt)
  2. Répondez par vrai ou faux. (0,25x4pt)
Énoncé  Vrai Faux
Les deux forçats se trouvaient dans une galère
Les deux forçats qui ramaient fort mal étaient Cacambo et Martin
Les deux forçats ont reconnu Candide
Candide a promis de racheter les deux forçats
  1. Relevez dans le texte deux indices qui montrent que les deux galériens sont maltraités. (0,5×2)
  2. Quel est le sentiment éprouvé par le personnage principal en regardant les deux forçats ? (1pt)
  3. « Cette idée l’émut et l’attrista ». De quelle idée s’agit-il? (1pt)
  4. La tonalité dominante dans le premier paragraphe est :(1pt)

      Comique                              Pathétique                                 Epique Cochez la bonne réponse.

  1. « Le levanti patron faisait ramer plus vite qu’un oiseau ne fend les airs » Quelle est la figure de style employée dans cette phrase ?  (1pt)
  2. Comment peut-on qualifier le caractère du levantin patron dans le texte ? Justifiez votre réponse. (1pt)
  3. Autrefois, les prisonniers étaient condamnés à ramer sur un bateau (galère).

Êtes-vous d’accord avec ce type de punition ? Justifier votre réponse. (1pt)                                 

II – PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)

          Sujet :  

Candide a toujours apporté de l’aide aux personnes qui en avaient besoin. De nos jours, l’entraide et la solidarité commencent à se dissiper (disparaître). Quelles en sont, à votre avis, les causes et comment pourrait-on conserver cette valeur sociale si importance pour le vivre ensemble ?   

Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous développez votre réflexion de manière structurée et cohérente.

 

 

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Examen régional Fès - Meknès 2022 Session Normale امتحان جهة فاس - مكناس 2022 الدورة العادية

Texte

Cacambo, qui donnait toujours d’aussi bons conseils que la vieille, dit à Candide : « Nous n’en pouvons plus, nous avons assez marché ; j’aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant ; une rivière mène toujours à quelque endroit habité. Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. – Allons, dit Candide, recommandons-nous à la Providence. »

Ils voguèrent quelques lieues entre des bords, tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis, tantôt escarpés. La rivière s’élargissait toujours ; enfin elle se perdait sous une voûte de rochers épouvantables qui s’élevaient jusqu’au ciel. Les deux voyageurs eurent la hardiesse de s’abandonner aux flots sous cette voûte. Le fleuve resserré en cet endroit les porta avec une rapidité et un bruit horrible. Au bout de vingt-quatre heures ils revirent le jour ; mais leur canot se fracassa contre les écueils ; il fallut se traîner de rocher en rocher pendant une lieue entière ; enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles. Le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l’utile était agréable. Les chemins étaient couverts ou plutôt ornés de voitures d’une forme et d’une matière brillante, portant des hommes et des femmes d’une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges qui surpassaient en vitesse les plus beaux chevaux d’Andalousie, de Tétuan, et de Méquinez.

« Voilà pourtant, dit Candide, un pays qui vaut mieux que la Westphalie. » Il mit pied à terre avec Cacambo auprès du premier village qu’il rencontra. Quelques enfants du village, couverts de brocarts d’or tout déchirés, jouaient au palet à l’entrée du bourg ; nos deux hommes de l’autre monde s’amusèrent à les regarder : leurs palets étaient d’assez larges pièces rondes, jaunes, rouges, vertes, qui jetaient un éclat singulier. Il prit envie aux voyageurs d’en ramasser quelques-uns ; c’était de l’or, c’était des émeraudes, des rubis, dont le moindre aurait été le plus grand ornement du trône du Mogol.

 

I – ETUDE DE TEXTE (10 points)

  1. Recopier et complétez le tableau suivant :                                                                                                                                   (0,25x4pt)
Titre de l’œuvre Auteur Genre de l’œuvre La théorique philosophique critiquée
  1. Pour situer le texte, choisissez dans la liste suivante l’évènement qui le précède :                                                                            (1pt)   
  • Le voyage dans le pays des oreillons – le voyage dans le pays d’Eldorado – le voyage à Surinam.                                                             
  1. a) Quel est le moyen de transport proposé par Cacambo pour poursuivre le voyage? (0,25)     b) Relevez dans le texte un mot synonyme de ce moyen de transport.                         (0,25)
  2. a) Où cette traversée a-t-elle enfin conduits les voyageurs?                   (0,5)
  3. b) Quelle expression indique que ce lieu est fermé et difficile d’accès ? (0,5)
  4. Complétez le tableau suivant par vrai ou faux en justifiant à partir du texte : (0,5×4)
Proposition Vrai Faux Expression du texte
Les habitants du pays visité étaient laids
Candide et Cacambo s’intéressaient beaucoup à l’or.
  1. « Le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin. »                                                                                                             (0,5)

Le narrateur veut-il dire que ce pays était : parfait ? imparfait ? ni l’un ni l’autre?

  1. « Voilà pourtant un pays qui vaut mieux que la Westphalie » dit Candide à Cacambo.                                                                    a)Quelle figure de style est-elle employée dans cet énoncé? (0,5)                                                                                                             b)Cette figure de style montre que Candide : croit toujours à la philosophie optimiste de Pangloss, commence à douter de sa philosophie ou ne croit plus à sa philosophie. (0,5)
  2. « C’était (…) dont le moindre aurait été le plus grand ornement du trône du Mogol » l’hyperbole soulignée décrit-elle : la géographie, la pauvreté ou la richesse de ce pays?  (1)
  3. En arrivant au pays, les deux personnages ont eu envie de ramasser quelques pierres précieuses. Êtes-vous d’accord avec eux? (0,5) Justifiez votre réponse à l’aide d’un argument approprié. (0,5)
  4. Selon vous, voyager est-il instructif ? (0,5) Justifiez votre réponse par un argument personnel. (0,5)

 

II – PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)

         Sujet :  Les habitants d’Eldorado dans Candide et Bouchaïb et sa femme dans il était une fois un vieux couple heureux sont heureux car ils sont assez loin de la civilisation moderne des grandes villes. Et vous, pensez-vous que le bonheur est à chercher (se trouve) dans ou loin de la ville ?  Rédigez un texte dans lequel vous exprimerez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples précis.

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